Cristina BanBan

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Open: Tue-Sat 10am-6pm

76 rue de Turenne, 75003, Paris, France
Open: Tue-Sat 10am-6pm


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Cristina BanBan

Paris

Cristina BanBan
to Sat 28 May 2022
Tue-Sat 10am-6pm
Artist: Cristina Banban

click for Press Release in French

Perrotin Paris presents Cristina BanBan’s debut solo exhibition in France.

fine art documentation for Perrotinphotographed and edited by Claire Dorn

fine art documentation for Perrotinphotographed and edited by Claire Dorn

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fine art documentation for Perrotinphotographed and edited by Claire Dorn

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Born and raised in Barcelona and based in New York (by way of London), BanBan’s paintings present visual murmurs and echoes of her own geographical journey. Elements associated with European modernist figuration merge with a gestural abstraction more often associated with the postwar American avant garde. This exhibition showcases BanBan’s fertile painting practice—a place where rapid experiments in expression define forms that emerge and withdraw from the canvases amidst a rapid aura of brushstrokes. Here negative spaces are created from overlapping lines and gestures, leaving new forms in their wake. Describing her process as “attacking the canvas,” BanBan’s figures have a tensile energy that resists the bounds of the frame.

In this new body of work BanBan liberates forms and layers them over each other with loose brush work. Selectively, color mounts in areas, rendering and literally fleshing things out. This approach preserves the immediacy of BanBan’s drawings, enrobing them with a luxury that her oil-based paint supplies. These volumes of thick color contrast with the drips and slashes of nervy black lines, suggesting a velocity that recall artists past and present—Willem de Kooning and Cecily Brown. BanBan, though, skirts consistently closer to human form than an amorphous mass—a clear delineation.

Humans—women specifically—are firmly at the center of BanBan’s corpus, and while the viewer is free to determine and propose narratives about the female gaze and rejecting objectification, the artist is more occupied with questions of representing physicality versus political questions of representation. Worth noting perhaps is BanBan’s use of herself as a model within much of the work on display—where characters display her own physiognomy, creating a type of self portraiture even if expressly not stated. “It’s the body I know the best,” she says. Free to focus on these bodies, BanBan further strips away a sense of temporality, reducing interiors and architectural details to lines and their convergences. The occasional arch suggesting, perhaps, the artist’s Spanish origins.

That these anatomical forms—semi self portraits and semi nudes—exist in vacated spaces, it’s not unrealistic to draw further parallels with Francis Bacon’s vaporous worlds—where form extends into space. Also consider Eadweard Muybridge’s delineated backgrounds in his landmark photographic studies of human motion (Muybridge served as inspiration for several of Bacon’s paintings). Motion is at the core of BanBan’s recent work and her canvases signify a new direction for the artist’s movement. Like Muybridge’s jumpers, they represent a great leap forward.


La galerie Perrotin Paris se réjouit de présenter la première exposition personnelle de Cristina BanBan en France.

Cristina BanBan est née et a grandi à Barcelone. Basée à New York (après un passage à Londres), elle esquisse dans ses tableaux les murmures et les échos visuels de sa propre itinérance géographique. Des éléments évoquant le modernisme figuratif européen se combinent avec une abstraction gestuelle plus souvent associée à l’avant-garde américaine d’après-guerre. Cette exposition présente la pratique picturale très foisonnante de Cristina BanBan: un lieu où les expérimentations d’expression rapides font émerger et disparaître des formes de la toile, au gré des coups de pinceau dynamiques. Des espaces en négatif apparaissent dans la superposition de lignes et des gestes, qui laissent de nouvelles formes sur leur passage. L’artiste, qui décrit son procédé comme une «attaque de la toile», produit des figures dotées d’une énergie malléable qui résiste aux limites du cadre.

Dans cette nouvelle série de travaux, Cristina BanBan libère les formes et les superpose, à travers un travail au pinceau très ample. Les couleurs, soigneusement sélectionnées, se répartissent par zones, conférant littéralement de l’épaisseur aux formes. Cette approche préserve l’immédiateté des dessins de l’artiste, tout en les enveloppant d’une peinture à l’huile généreuse. Ces volumes de couleurs épaisses contrastent avec les gouttes et les entailles des lignes noires et nerveuses, qui suggèrent une vivacité rappelant des artistes d’hier et d’aujourd’hui, comme Willem de Kooning et Cecily Brown. Cristina BanBan demeure quant à elle toujours plus proche de la physionomie humaine que de la masse informe, ce qui constitue une différence notable.

Les humains – et plus particulièrement les femmes – sont au cœur des œuvres de Cristina BanBan. Si le public est libre d’y déceler et d’en proposer des interprétations du regard féminin rejetant l’objectification, l’artiste, elle, est plus préoccupée par les questions en lien avec la représentation de corporalité que par les aspects politiques. Il est intéressant de souligner que Cristina BanBan utilise son propre corps comme modèle dans une grande partie des œuvres présentées : les personnages incarnent sa propre physionomie, s’inscrivant ainsi en quelque sorte dans la pratique de l’autoportrait, bien que cela ne soit pas explicitement formulé. « C’est le corps que je connais le mieux », explique la plasticienne. En prenant la liberté de se focaliser sur ces corps, elle dépouille ses tableaux de toute temporalité, réduisant les intérieurs et les détails architecturaux à quelques lignes et à leurs convergences. Le motif de l’arcade apparaissant de temps à autre rappelant, peut-être, ses origines espagnoles.

Les formes anatomiques, à mi-chemin entre l’autoportrait et le nu artistique, habitent des espaces vides. Il n’est pas erroné d’établir des parallèles avec les univers éthérés de Francis Bacon, où les formes se prolongent dans l’espace. On pense également aux arrière-plans délimités d’Eadweard Muybridge dans ses emblématiques études photographiques du mouvement humain (Muybridge ayant lui-même constitué une source d’inspiration pour plusieurs tableaux de Bacon). Le mouvement est un élément incontournable des derniers travaux de Cristina BanBan et ces toiles marquent un tournant dans sa pratique. Comme les clichés d’athlètes de Muybridge, elles représentent ainsi un immense bond en avant.

View of the exhibition at Perrotin Paris, 2022 ã Photo Claire Dorn / Courtesy of the artist and Perrotin


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