Enrico Baj & Martin Kersels: Home Sweet Home

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Open: Mon-Sat 10.30am-7.30pm

33 & 36 Rue de Seine, 75006, Paris, France
Open: Mon-Sat 10.30am-7.30pm


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Enrico Baj & Martin Kersels: Home Sweet Home

to Sat 23 Jul 2022

33 & 36 Rue de Seine, 75006 Enrico Baj & Martin Kersels: Home Sweet Home

Mon-Sat 10.30am-7.30pm

Galerie Vallois Enrico Baj Martin Kersels 1

Galerie Vallois Enrico Baj Martin Kersels 2

Galerie Vallois Enrico Baj Martin Kersels 3

Galerie Vallois Enrico Baj Martin Kersels 4

Galerie Vallois Enrico Baj Martin Kersels 5

Galerie Vallois Enrico Baj Martin Kersels 6

At first glance, there may not seem to be any connection between American artist Martin Kersels (born 1960 in Los Angeles; lives and works in New Haven, Connecticut) and Italian painter Enrico Baj, born 35 years before him (Milan, 1924– Vergiate, 2003). They do not belong to the same generation, are not from the same country, do not work in the same medium, nor employ the same artistic techniques. Nothing except a common interest: both artists have produced a series of furniture pieces, some of which are brought together for this exhibition where Baj’s paintings
on the walls (the series is dated 1960 – 1962) respond to Kersels’s sculptures on the floor (works realized especially for this new solo show).
(…)
The rejection of authority that marked Enrico Baj’s personality early on is matched by the profoundly anti-authoritarian work of Martin Kersels.

Thirty-five years separate the two artists, brought together here through their respective furniture series. This connection shows that the two men have much more in common than it may appear. Although they do not share the same artistic style or conception of art, the elder Baj still needs a picture rail to hang his paintings, while the younger Kersels creates work “that you don’t put on a wall or in a vitrine.”
They share a similar political taste that makes their artistic production a plea against bourgeois art.
By choosing the absurd and the grotesque as the expression of their work, they denounce the conformism of their society. The furniture they represent is dented, wobbly, refashioned, twisted.

Out of their anthropomorphic fragility arises a resistance to conservatism that asserts the right to be different, to be precarious, to fall. While expressing it in different ways but always with humour, whether cynical or nostalgic, Enrico Baj and Martin Kersels drop the masks that each of us wears as we perform a social comedy in which pretence and hypocrisy triumph.

Extract from a text by Guillaume Lasserre
published in the exhibition catalogue


Rien a priori ne rapproche l’artiste américain Martin Kersels (né en 1960 à Los Angeles, vit et travaille à New Haven, Connecticut) du peintre italien Enrico Baj (Milan, 1924 – Vergiate, 2003) de trente-cinq ans son aîné. Ils n’appartiennent pas à la même génération, ne partagent pas la même origine géographique, n’ont pas la même pratique artistique, ni les mêmes techniques plastiques. Rien, sauf un intérêt commun : les deux artistes ont produit une série de meubles dont certains sont réunis le temps d’une exposition au cours de laquelle les tableaux de Baj accrochés aux murs (série réalisée entre 1960 et 1962) répondent aux sculptures de Kersels qui, posées au sol, occupent l’espace (et qui ont été spécialement conçues par l’artiste pour l’exposition). (…) Au refus de l’autorité qui marque très tôt la personnalité d’Enrico Baj répond le travail profondément non autoritaire de Martin Kersels.

Trente-cinq ans séparent les deux artistes réunis à la faveur de leurs séries mobilières respectives. Ce rapprochement montre que les deux hommes ont bien plus en commun. S’ils ne partagent pas le même style artistique ou la même conception de l’art, l’aîné a encore besoin de cimaises pour suspendre ses peintures tandis que le cadet réalise une œuvre « qui ne s’accroche pas forcément sur un mur ou dans une vitrine ». Ils ont ce goût politique semblable qui fait de leur production plastique un plaidoyer contre l’art bourgeois. En choisissant tous deux l’absurde et le grotesque comme expression de leur travail, ils dénoncent le conformisme de la société qui est la leur. Les meubles qu’ils représentent sont cabossés, branlants, reconstitués, tordus. De leur fragilité anthropomorphe naît une résistance au conservatisme qui revendique le droit à la différence, à la précarité, à la chute. S’ils ne l’expriment pas de la même façon, mais toujours avec de l’humour, qu’il soit cynique ou nostalgique, Enrico Baj et Martin Kersels laissent tomber les masques que chacun de nous porte, perpétrant une comédie sociale dans laquelle triomphent les faux-semblants et l’hypocrisie.

Extrait du texte de Guillaume Lasserre
publié dans le catalogue de lʼexposition

Enrico Baj / Martin Kersels - Home Sweet Home, Galerie GP & N Vallois, Paris, 10.06 - 23.07.2022. Courtesy Galerie GP & N Vallois, Paris. Photo : Aurélien Mole


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