La Brèche

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Open: Tue-Sat 11am-7pm

87 rue du Temple, 75003, Paris, France
Open: Tue-Sat 11am-7pm


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La Brèche

to Sat 26 Mar 2022

87 rue du Temple, 75003 La Brèche

Tue-Sat 11am-7pm


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Alejandro Campins, Iván Capote, Yoan Capote, Elizabet Cerviño, Carlos Garaicoa, Osvaldo González,
Luis López-Chávez, Yornel Martínez, José Manuel Mesías, Susana Pilar, José Yaque

Galleria Continua presents a group show of Cuban artists in the newly renovated first floor of the gallery in the heart of Paris.

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Following the idea of creating a welcoming space, flexible, inclusive and architecturally characterized, the 800 square metres will offer new possibilities of dialogue between the artworks and the numerous traces of the story of this ancient building.

“Human beings know how to turn obstacles into new paths, because life only needs the space of a crack to be reborn”.
– Ernesto Sábato, extract from The Resistance, 2002.

It is from the words of Ernesto Sábato, one of the most renowned South American thinkers, that the exhibition entitled La Brèche took shape. For this occasion, Galleria Continua have brought together a collection of works by Alejandro Campins, Iván Capote, Yoan Capote, Elizabet Cerviño, Carlos Garaicoa, Osvaldo González, Luis López-Chávez, Yornel Martínez, José Manuel Mesías, Susana Pilar, José Yaque. La Brèche is an homage to the Cuban spirit of constant reinvention, subtly finding its subversive tone in the cracks of the system.

Since the opening of the gallery in La Havana in 2015, Galleria Continua has tied its fate to Cuba, embracing the history and culture of the country, carrying the voices of a generation of Cuban artists around the world. For La Brèche, their different practices converse in the space of the gallery, between the old wallpapers and renovated white walls, as an unprecedented dialogue emerges from the cracks.

The exhibition brings together painting, sculpture, installation and video, making a mix of new and previous works. In the field of painting, Campins presents works from his latest series Tibet, resulting from a journey of several Buddhist monasteries; Luis López-Chávez exhibits three canvases from the series Las contravenciones that are a critical commentary on the Cuban social-economic situation; while Yaque, for whom “the crack is a possibility to access another world”, exhibits paintings from his series about minerals and his well-known showcases full of an infinite variety of natural elements.

When thinking about the title of the exhibition, Yoan Capote points out “he, who breaks the branch, enlivens the root”, and places us in front of Urban Nature, a work that questions human nature and its development, using real trees as a symbol. One of his immense seas with fishhooks is also exhibited. On the other hand, Elizabet Cerviño thinks that a crack is “that slight and empty space where things appear and have their own existence”. Therefore, the exhibited works explore concepts such as fragility and the physical and spiritual dimension of the human being.

Osvaldo González creates a series of works specifically for this exhibition, in which the images recreate spaces that come from social networks or are extracted from his own visual memory. In contrast to González’s idyllic environments, the image of a building in ruins is shown in the form of puzzle pieces by Carlos Garaicoa, an artist who has for years documented and drawn attention to the constant “cracks” in urban architecture.

Iván Capote’s pieces focus on a conceptual creation of linguistic tradition that proposes to reflect on existential, political and social phenomena of the current times. In the conceptual order are also presented works by Yornel Martínez, who through a subtle gesture intervenes on a statue of Buddha, and at the same time tries to create a new symbolic geography through the line that describes The Pure Land. On the other hand, the works by José Mesías are the result of the close relationship he establishes with the objects he collects in his daily life and with which he finds some connection to rewrite or comment on reality.

Last but not least, Susana Pilar’s video Re-territorialización is the documentation of a performance made in 2016. According to the artist, she is “interested in deconstructing concepts, realities and orders made by us through what I call cracks, which are nothing more than access channels to things that exist independently of the order constructed by human beings.” In this video, the reflection focuses on individual or collective displacements, and the cultural transfers they imply.

La Brèche opens a new series of exhibitions in an unconventional space devoted to experimentation, bringing together art, sociality and culture. The ongoing renovations of the gallery, in collaboration with MBL architectes, will gradually spread to the ground floor, revealing the patina of time and finally offering to the public a café, a store and a room dedicated to meetings and talks in a new, constantly evolving framework.


Galleria Continua a le plaisir d’annoncer pour l’ouverture de ses espaces nouvellement rénovés au premier étage de la galerie située au cœur de Paris, une exposition collective d’artistes cubains.

Ayant pour principe de créer un lieu accueillant, flexible, inclusif et architecturalement singulier, les 800 mètres carrés de surface offriront de nouvelles possibilités de dialogue entre les œuvres d’art et les nombreuses traces de l’histoire de cette ancienne bâtisse.

« L’être humain sait se frayer de nouveaux chemins à partir d’obstacles car l’espace d’une brèche suffit à la vie pour renaître. » – Ernesto Sábato, extrait de La Resistencia (La Résistance), 2002.

C’est à partir des mots de l’écrivain Ernesto Sábato, l’un des penseurs les plus renommés d’Amérique du Sud, que l’exposition La Brèche se met en place. Pour celle-ci, Galleria Continua réunit un ensemble d’œuvres des artistes Alejandro Campins, Iván Capote, Yoan Capote, Elizabet Cerviño, Carlos Garaicoa, Osvaldo González, Luis López-Chávez, Yornel Martínez, José Manuel Mesías, Susana Pilar, José Yaque. La Brèche est un hommage à la constante capacité de réinvention de l’esprit cubain, trouvant son ton subtilement subversif dans les failles du système.

Depuis l’ouverture d’une galerie à La Havane en 2015, Galleria Continua a lié son destin à Cuba, embrassant l’histoire et la culture de ce pays, portant les voix d’une génération d’artistes à travers le monde. Pour La Brèche, une conversation entre leurs différentes pratiques se déploie dans cet espace parisien entre murs rénovés et anciens papiers peints, comme un dialogue inédit s’extrayant des fissures.

L’exposition rassemble ainsi peintures, sculptures, installations et œuvres vidéo, créant un mixte de travaux nouveaux comme plus anciens. Parmi les œuvres picturales, la toute récente série Tibet d’Alejandro Campins témoigne d’un voyage aux accents bouddhistes tandis que Luis López-Chávez expose trois toiles de la série Las contravenciones (Contraventions), commentaire critique sur la situation socio-économique de Cuba. José Yaque, pour qui « la brèche est la possibilité d’accéder à un autre monde », montre des pièces issues de sa série sur les minéraux ainsi que ses vitrines exposant l’infinie variété des éléments naturels.

En réfléchissant au titre de cette exposition, Yoan Capote souligne que « celui qui casse une branche active la racine » et nous place face à Urban Nature (Nature Urbaine), une œuvre interrogeant la nature humaine et son développement en utilisant comme symbole de véritables arbres. L’une de ses mers en grand format, constituée d’hameçons, fait également partie de l’exposition. De son côté, Elizabet Cerviño considère la brèche comme « cet espace mince, vide, où les choses apparaissent et cultivent leur propre existence. » Par conséquent, les travaux qu’elle expose explorent des concepts tels que la fragilité ou les dimensions physique et spirituelle de l’être humain.

Osvaldo González propose quant à lui une série d’œuvres créés spécialement pour cette exposition. Celles-ci constituent des images de lieu, réélaborées à partir d’éléments trouvés sur les réseaux sociaux ainsi que dans la mémoire visuelle de l’artiste. Par constraste avec l’environnement idyllique de González, l’image d’un bâtiment en ruines se dévoile sous la forme de pièces de puzzle par Carlos Garaicoa, artiste dont le travail documente et focalise l’attention sur les brèches constantes de l’architecture urbaine depuis plusieurs années.

Les œuvres d’Iván Capote se concentrent sur le concept de création d’un langage amenant à la réfléxion sur les phénomènes existentiels, politiques et sociaux de notre époque. Au chapitre des œuvres conceptuelles se trouve également Yornel Martínez qui, par un geste malicieux, intervient sur une statue de Bouddha, et tente en même temps de créer une nouvelle géographie symbolique à travers la ligne tracée par l’œuvre The Pure Land (La Terre Pure). De leur côté, les œuvres de José Manuel Mesías sont le résultat des relations que l’artiste entretient avec des objets collectés

dans sa vie quotidienne à partir desquels il tisse des connections pour commenter ou récrire la réalité. Enfin, la vidéo de Susana Pilar, Re-territorialización (Re-territorialisation), documente une performance datant de 2016. Selon ses propres mots, l’artiste s’« intéresse aux concepts de déconstruction, aux réalités et à l’ordre que nous construisons à travers ce que j’appelle des brèches et qui ne sont rien d’autres que les canaux d’accès à ce qui existe indépendamment de l’ordre construit par les humains. » Dans cette vidéo, la réfléxion se concentre sur les déplacements individuels et collectifs et les transferts culturels qu’ils impliquent.

La Brèche inaugure une nouvelle série d’expositions dans un lieu non conventionnel dédié à l’expérimentation et au rassemblement de l’art, du social et de la culture. La rénovation en cours de la galerie, en collaboration avec MBL Architectes, s’étendra progressivement au rez-de-chaussée, révélant la patine du temps pour finalement offrir au public un café, un magasin et un espace dédié à des rencontres et conférences dans un cadre en constante évolution.

Courtesy: the artists and GALLERIA CONTINUA. Photo: Thomas Lannes


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